Nina et ..ton créateur, je vous apprécie infiniment de savoir dire et montrer sans cynisme mais sans fausse pudeur ce qui nous choque, nous émeut ou nous écoeure dans la vie comme elle va autour de nous.
Tu fais des rêves très politisés. Les enfants de France vivent dans un climat troublé, que les autres gosses européens connaîtront bientôt à leur tour, si un certain traité passe. J'ai une copine à Amiens à qui un rêve semblable au tien est arrivé. C'était au cours d'un barbecue en l'honneur du OUI socialiste. Trop de Dom Pérignon pour une adolescente : elle s'était assoupie. Elle rêve qu'un homme politique du parti majoritaire de gauche, dont elle n'a pas bien retenu le nom, quelque chose comme Francis Zélande, est mort accidentellement. Il est accueilli au Paradis par Saint Pierre qui lui dit : - Bienvenue. Seulement, il y a un petit problème. Ici, les chefs de parti sont rares et nous ne savons que faire de toi. Le Grand Patron veut que tu passes un jour en Enfer et un jour au Paradis. Tu devras ensuite choisir l'endroit où tu voudras passer l'éternité.. Saint-Pierre conduit Francis Zélande vers un ascenseur qui le mène en Enfer.
Quand la porte s' ouvre, il se retrouve sur un magnifique terrain de golf tout vert, le soleil brille dans un ciel sans nuages et il y règne une douce température.. Au loin se profile un superbe club house. A l'avant de l'édifice se trouvent son papa ainsi que Guy Mollet, Charles Hernu , le promeneur du Champ de mars et une volée de papes et de cardinaux. Une grande partie de la droite française est là aussi ; tous ces beaux personnages s'amusent, heureux et habillés de façon élégante mais décontractée (Dior, Versace, Armani, etc.).
Ils accourent à sa rencontre, l'embrassent et se mettent à évoquer leurs souvenirs d' antan et leurs débats homériques (ha ! ha !). Ils jouent une partie de golf amicale et dînent au homard et au caviar. Le Diable offre même un Margarita glacé.
Diable ! Satan est sympathique, gentil, raconte de bonnes blagues, aime aussi jouer de bons tours, etc. On s'amuse !. Arrive l'heure de partir. Tous ses amis le serrent dans leurs bras et Francis Zélande prend l'ascenseur qui monte vers le Ciel.
Saint-Pierre l'attend à la sortie : - C'est maintenant le temps de visiter le Ciel, lui dit-il, en ouvrant la porte du Paradis.
Pendant une journée, Francis doit frayer avec Karl Marx, Jean Moulin, Jean Jaurès, De Gaulle, l'abbé de Las Casas, Pasteur, Mendès-France et une confrérie de gens bienveillants qui conversent de sujets autres que l'argent et qui se traitent l'un l'autre avec courtoisie. Pas un seul mauvais coup ou une seule blague cochonne ; pas de "club house" mirobolant mais un restau ordinaire. Etant donné que ces gens sont tous pauvres, Zélande ne rencontre aucune connaissance et n'est pas reconnu comme quelqu'un d' important ! Jésus est une espèce de hippie, un hurluberlu qui ne parle que de "paix éternelle" et répète d' insipides rengaines sur les riches. Francis s'emmerde.
La journée terminée, Saint Pierre revient... "Alors, Francis, tu dois maintenant choisir." Francis Zélande réfléchit à peine et répond : "L'Enfer, pardieu !"
Saint-Pierre l'escorte alors jusqu' à l'ascenseur et Francis redescend en Enfer.
Quand les portes s'ouvrent, il se retrouve au beau milieu d'une grande plaine brûlée et stérile. Il est horrifié d'apercevoir tous ses amis, en guenilles et enchaînés tous ensemble. De grands anges noirs et cornus, aux ailes dentelées, les fouaillent avec des barres incandescentes. Ces démons ont le visage d' Hitler, de Mussolini et de Pétain.. Les damnés gémissent de douleur et crient spasmodiquement :"Non, non,non, non".et Pétain aboie OUI, Hitler hurle YA et Mussolini brame SI.
Le Diable s'amène, mettant son bras velu et puant autour des épaules du nouveau. " Je ne comprends pas," balbutie Francis Zélande, en état de choc, "lorsque j'étais ici hier, il y avait un terrain de golf et un "club house" ; nous étions si heureux de bâfrer. Le Diable le regarde, lui sourit sournoisement et lui susurre à l'oreille : "Hier nous étions en campagne électorale ; aujourd'hui, tu as voté pour nous ! "
C'est à ce moment que ma copine s'est éveillée, une odeur de chair brûlée dans les narines. C'était la fumée du barbecue que le vent soufflait vers elle. Ses amis étaient occupés à gueuler ; "OUI,OUI,OUI,OUI !"
je trouve que Carole Deby finit par desservir sa propre cause. chaque semaine, elle parle du traité quel que soit le sujet abordé. C'est obsessionnel ! Quant à cette histoire de campagne, elle fonctionne très très bien avec le Non. Pour le moment les gens du Non vous promettent la fin de l'Europe libérale. Si le Non l'emporte, ils sont bien en peine de vous expliquer que nous en resterons aux traités libéraux existants et que ce n'est pas Blair, Berlusconi, Chirac etc. qui vont leur réécrire le traité dont ils rêvent. J'espère pour Carole qu'elle se réveilleera avant le 29 mai.
Ce n'est pas le Traité qui obsède Carole, mais bien ce clivage entre politicards "d'en haut" et politiciens d'en bas. Le rêve de Nina nous rappelle la voracité des premiers.Le songe de la jeune fille d'Amiens révèle que nombreux sont les politiciens sensés défendre la cause des gens "d'en bas", qui commencent à s'entendre avec les premiers comme larrons en foire. Les jumeaux Hollande-Sarkozy, posant pour une revue populaire ont fait rêver pas mal d'adultes, et ont incité pas mal de ceux-ci à quitter certaines illusions.
je suis une militante socialiste, je suis pour le oui, et je n'ai aucun problème à l'affirmer, bien au contraire. je trouve que le rapprochement effectué ci-dessus entre le PS et l'UMP est franchement poujadiste: la gauche et la droite, ce n'est pas la même chose. il y a tout juste un an, je passais tous mes week-ends sur les marchés, mes soirées sur les facs..., à tracter d'abord pour la campagne des régionales, puis pour la campagne des européennes. bizarrement, il se trouve que moi, socialiste, j'étais CONTRE l'UMP. les programmes que je défendais, les candidats que je soutenais étaient eux aussi CONTRE Raffarin, Chirac, etc. je ne suis pas de droite, mon parti non plus, et je n'ai aucun doute là dessus. alors si d'aventure, sur une question constitutionnelle (le traité constitutionnel doit organiser les pouvoirs, quel que soit le camp politique qui gouverne, gauche ou droite, alors qu'il y ait un consensus des partis de gouvernement, ça ne me semble pas choquant) il arrive que je sois d'accord avec la droite, je n'ai aucun problème à l'accepter. alors, à tous ceux qui dénoncent la "dangereuse collusion", regardez d'abord quels sont les partis qui militent avec vous pour le NON, soyez un peu sérieux, gagnez les référendums internes, proposez des alternatives crédibles, et là, peut-être que vous serez un peu plus entendus. moi aussi, je veux, autant sinon plus que les partisans du "non de gauche" que chirac, raffarin, sarkozy, etc., s'en aillent jusque dans les poubelles de l'histoire, mais pour l'heure, ce n'est pas la question qui m'est posée. pour préparer leur départ vers ces poubelles, je sais par ailleurs qu'il ne faut pas que le parti socialiste parte divisé en 2007 - ce que préparent fort bien ceux qui ont décidé de faire campagne pour le NON, malgré la démocratie interne, malgré le choix des 60% des militants socialistes qui veulent que le parti fasse une seule campagne pour le OUI. franchement, c'est lamentable... et ce n'est pas le papa de nina qui me contredira...
Nina a regardé Chirac hier soir ? Il parlait aux jeunes "N'ayez pas peur !" leur a-t-il dit. on dirait le Pape au JMJ ! Croyez en la vie éternelle ! Croyez au paradis européen ! Après, c'est une question de foi..
Chirac est toujours aussi nul et c'est sur que le Oui ne gagnera pas grâce à lui... Mais je serais Caroline, je me méfierais des arguments trop faciles. Parce que ta copine Boutin, c'est avec toi qu'elle vote Non.
clientélisme d'être militant d'un grand parti? ah bon? il faudra qu'on m'explique un peu plus longuement, parce que ça ne correspond pas à la réalité ni de mon expérience militante, ni de celle des militants que je connais (et j'en connais plutôt pas mal). le militantisme, c'est franchement pas du culte de la personnalité ni du lèche-bottes permanent. si vous en êtes encore à penser de telles inepties, c'est que votre propre foi du charbonnier "tous pareils, tous pourris", conserve, comme je le disais, des dangereux relents poujadistes, une grande aigreur - et une conception fondamentalement anti-démocratique, et anti-action collective. faut-il tous être dans des groupuscules quand on a des idées à défendre? ne peut-on plutôt penser que plus on est nombreux, plus les choses avancent? heureusement que tous ceux qui veulent faire bouger les choses ne sont pas dans des groupuscules du style "je suis d'extrême gauche et je hurle, de manière "pure", pour passer le temps"... à ce compte là, on n'aurait même pas eu la journée de 8 heures... je persiste à être d'accord avec le papa de nina qui réagissait dans un épisode précédent à un beauf qui l'interpellait sur ce thème...
Adrien... Toi aussi tu fais des amalgames ! Boutin n'est pas ma copine et sache que je me bas dans le bled où je vis contre les affiches "laissez-les vivre" et viens de traquer, pas plus tard que ce matin, une affiche à la gloire du professeur Lejeune... Qui était un ami de qui ? Mais, moi je ne m'amuse pas à faire des raccourcis de la sorte. Le traité à décortiquer me donne suffisamment d'arguments pour ne pas tomber, comme certains dirigeants PS dans des stigmatisations un peu pitoyables quand on se rend compte qu'on a pris le mauvais chemin et qu'on a trahi le peuple de gauche (quand on est devenu socio-démocrate en quelque sorte et qu'on a oublié qu'on était socialiste!)
N'ayant jamais eu la télévision, je n'ai pu assister au numéro de Jacques Chirac. Mais ce matin, j'ai entendu à la radio belge des appréciations trop polies pour être franchement approbatrices. Ce midi, plusieurs collègues m'ont fait part de leur gaieté, hier soir, devant les attitudes embarrassées de JC devant certaines questions de son jeune public. A en croire mes amis, Chirac a fait étalage de sa foi en l'Europe, de la manière dont on croit aux dogmes du catéchisme. Cela apparaît faible pour un Président, mais bien explicable : tout le monde n'a pas un long nez comme Blair (sans jeu de mot !) ou GW, ni leur aplomb devant le mensonge (cf. les armes de destruction massive). Chirac a été embarrassé, comme Colin Powell le fut devant les Nations-Unies, en décembre 2002 lorsqu'il devait parler de ces armes inexistantes. Les qualités réellement sociales du traité sont du même acabit. Je reçois une multitude d' "e-mails" en provenance d'une association pour le progrès des Nations qui s'intitule :" Oui socialiste.fr". Cet après-midi, ils m'ont envoyé le caneton suivant : " Les partisans du non disent que la Constitution est un recul social car elle parle de "droit de travailler" plutôt que de "droit au travail". Mensonge ! La Constitution française utilise l'expression plus ambiguë de "droit à obtenir un emploi", qui indique le droit de prendre un emploi... si on vous le propose. Nos trois millions de chômeurs sont bien placés pour savoir que ceci n'a jamais permis à qui que ce soit de saisir un tribunal pour se faire octroyer un emploi !". Devant ces maladroits sophismes d'apprenti robin, Coluche eût dit " Ris ! c'est du belge". Non, c'est du français...peu cartésien. Nous avons tous l'espoir qu'une Europe éprise d'égalité et de solidarité se formera un jour. Mais cela ne pourra se produire que si une vraie constitution, débarassée de tous les pièges politiques tendus par les conceptions néolibérales de Giscard and Co, un texte concis et lisible par tous les citoyens, soit à la base des accords. Actuellement, ce n'est pas par incapacité intellectuelle que vos dirigeants ne peuvent qu'opposer des exhortations de missionnaire aux tenants du NON; c'est simplement qu'il n'y a rien à montrer aux Européens d'en bas qui leur soit favorable. D'où le recours aux mensonges ou aux galimatias. Seule une minorité de nantis campe dans le paradis de l'Europe d'en haut, et, la constitution giscardienne réussissant, cette minorité ne tardera pas à se réduire, après les âpres luttes provoquées par une concurrence effrénée, parce que dérégulée. Nous tous Européens d'en bas, tout au moins ceux qui sont suffisamment lucides pour se rendre compte qu'ils appartiennent à cette classe servile, avons les yeux fixés sur la France. Non, la France n'apparaîtra pas comme un mouton noir si elle vote NON; elle aura une fois de plus montré la voie, comme elle le fit au cours de l' An I.
Carol DEBY ( sexe masculin) liègeois de l'Europe d'en bas.
Bravo Carol ! Être le mouton noir, pourra apparaître comme un signe d'espoir aux peuples qui n'ont pas pu s'exprimer par un référendum. Ca me fait plaisir que nos amis belges qu'on ne peut pas taxer d'être anti-européens puisque c'est avec eux que l'Europe est née, viennent nous soutenir. Chirac a fait son oeuvre : 56% ce matin !
Nina raconte l'histoire de sa famille (tendance recompo). Son père,
porte-parole du parti majoritaire à gauche a décidé d'aider son patron à
devenir président de tous les Français. Pour lui viennent de commencer les
24 mois les plus longs de sa vie...
20 Comments:
Nina et ..ton créateur, je vous apprécie infiniment de savoir dire et montrer sans cynisme mais sans fausse pudeur ce qui nous choque, nous émeut ou nous écoeure dans la vie comme elle va autour de nous.
je suis d'accord avec Anonymus.
Merci.
Que pensent Nina et son papa des mouvements des lycéens ?? son papa l'a t - il amenée à la manif du 2 avril ?
Ma chère Nina,
Tu fais des rêves très politisés. Les enfants de France vivent dans un climat troublé, que les autres gosses européens connaîtront bientôt à leur tour, si un certain traité passe.
J'ai une copine à Amiens à qui un rêve semblable au tien est arrivé.
C'était au cours d'un barbecue en l'honneur du OUI socialiste. Trop de Dom Pérignon
pour une adolescente : elle s'était assoupie.
Elle rêve qu'un homme politique du parti majoritaire de gauche, dont elle n'a pas bien retenu le nom, quelque chose comme Francis Zélande, est mort accidentellement. Il est accueilli au Paradis par Saint Pierre qui lui dit :
- Bienvenue. Seulement, il y a un petit problème. Ici, les chefs de parti sont rares et nous ne savons que faire de toi. Le Grand Patron veut que tu passes un jour en Enfer et un jour au Paradis. Tu devras ensuite choisir l'endroit où tu voudras passer l'éternité..
Saint-Pierre conduit Francis Zélande vers un ascenseur qui le mène en Enfer.
Quand la porte s' ouvre, il se retrouve sur un magnifique terrain de golf tout vert, le soleil brille dans un ciel sans nuages et il y règne une douce température.. Au loin se profile un superbe club house. A l'avant de l'édifice se trouvent son papa ainsi que Guy Mollet, Charles Hernu , le promeneur du Champ de mars et une volée de papes et de cardinaux. Une grande partie de la droite française est là aussi ; tous ces beaux personnages s'amusent, heureux et habillés de façon élégante mais décontractée (Dior, Versace, Armani, etc.).
Ils accourent à sa rencontre, l'embrassent et se mettent à évoquer leurs souvenirs d' antan et leurs débats homériques (ha ! ha !). Ils jouent une partie de golf amicale et dînent au homard et au caviar. Le Diable offre même un Margarita glacé.
Diable ! Satan est sympathique, gentil, raconte de bonnes blagues, aime aussi jouer de bons tours, etc. On s'amuse !. Arrive l'heure de partir. Tous ses amis le serrent dans leurs bras et Francis Zélande prend l'ascenseur qui monte vers le Ciel.
Saint-Pierre l'attend à la sortie :
- C'est maintenant le temps de visiter le Ciel, lui dit-il, en ouvrant la porte du Paradis.
Pendant une journée, Francis doit frayer avec Karl Marx, Jean Moulin, Jean Jaurès, De Gaulle, l'abbé de Las Casas, Pasteur, Mendès-France et une confrérie de gens bienveillants qui conversent de sujets autres que l'argent et qui se traitent l'un l'autre avec courtoisie. Pas un seul mauvais coup ou une seule blague cochonne ; pas de "club house" mirobolant mais un restau ordinaire. Etant donné que ces gens sont tous pauvres, Zélande ne rencontre aucune connaissance et n'est pas reconnu comme quelqu'un d' important ! Jésus est une espèce de hippie, un hurluberlu qui ne parle que de "paix éternelle" et répète d' insipides rengaines sur les riches. Francis s'emmerde.
La journée terminée, Saint Pierre revient...
"Alors, Francis, tu dois maintenant choisir."
Francis Zélande réfléchit à peine et répond : "L'Enfer, pardieu !"
Saint-Pierre l'escorte alors jusqu' à l'ascenseur et Francis redescend en Enfer.
Quand les portes s'ouvrent, il se retrouve au beau milieu d'une grande plaine brûlée et stérile. Il est horrifié d'apercevoir tous ses amis, en guenilles et enchaînés tous ensemble.
De grands anges noirs et cornus, aux ailes dentelées, les fouaillent avec des barres incandescentes. Ces démons ont le visage d' Hitler, de Mussolini et de Pétain.. Les damnés gémissent de douleur et crient spasmodiquement :"Non, non,non, non".et
Pétain aboie OUI, Hitler hurle YA et Mussolini brame SI.
Le Diable s'amène, mettant son bras velu et puant autour des épaules du nouveau.
" Je ne comprends pas," balbutie Francis Zélande, en état de choc, "lorsque j'étais ici hier, il y avait un terrain de golf et un "club house" ; nous étions si heureux de bâfrer.
Le Diable le regarde, lui sourit sournoisement et lui susurre à l'oreille :
"Hier nous étions en campagne électorale ; aujourd'hui, tu as voté pour nous ! "
C'est à ce moment que ma copine s'est éveillée, une odeur de chair brûlée dans les narines.
C'était la fumée du barbecue que le vent soufflait vers elle. Ses amis étaient occupés à
gueuler ; "OUI,OUI,OUI,OUI !"
Adaptation de Carol DEBY
je trouve que Carole Deby finit par desservir sa propre cause. chaque semaine, elle parle du traité quel que soit le sujet abordé. C'est obsessionnel !
Quant à cette histoire de campagne, elle fonctionne très très bien avec le Non.
Pour le moment les gens du Non vous promettent la fin de l'Europe libérale. Si le Non l'emporte, ils sont bien en peine de vous expliquer que nous en resterons aux traités libéraux existants et que ce n'est pas Blair, Berlusconi, Chirac etc. qui vont leur réécrire le traité dont ils rêvent. J'espère pour Carole qu'elle se réveilleera avant le 29 mai.
Ce n'est pas le Traité qui obsède Carole, mais bien ce clivage entre politicards "d'en haut" et politiciens d'en bas. Le rêve de Nina nous rappelle la voracité des premiers.Le songe de la jeune fille d'Amiens révèle que nombreux sont les politiciens sensés défendre la cause des gens "d'en bas", qui commencent à s'entendre avec les premiers comme larrons en foire. Les jumeaux Hollande-Sarkozy, posant pour une revue populaire ont fait rêver pas mal d'adultes, et ont incité pas mal de ceux-ci à quitter certaines illusions.
Cycloid
je suis une militante socialiste, je suis pour le oui, et je n'ai aucun problème à l'affirmer, bien au contraire. je trouve que le rapprochement effectué ci-dessus entre le PS et l'UMP est franchement poujadiste: la gauche et la droite, ce n'est pas la même chose. il y a tout juste un an, je passais tous mes week-ends sur les marchés, mes soirées sur les facs..., à tracter d'abord pour la campagne des régionales, puis pour la campagne des européennes. bizarrement, il se trouve que moi, socialiste, j'étais CONTRE l'UMP. les programmes que je défendais, les candidats que je soutenais étaient eux aussi CONTRE Raffarin, Chirac, etc. je ne suis pas de droite, mon parti non plus, et je n'ai aucun doute là dessus. alors si d'aventure, sur une question constitutionnelle (le traité constitutionnel doit organiser les pouvoirs, quel que soit le camp politique qui gouverne, gauche ou droite, alors qu'il y ait un consensus des partis de gouvernement, ça ne me semble pas choquant) il arrive que je sois d'accord avec la droite, je n'ai aucun problème à l'accepter. alors, à tous ceux qui dénoncent la "dangereuse collusion", regardez d'abord quels sont les partis qui militent avec vous pour le NON, soyez un peu sérieux, gagnez les référendums internes, proposez des alternatives crédibles, et là, peut-être que vous serez un peu plus entendus. moi aussi, je veux, autant sinon plus que les partisans du "non de gauche" que chirac, raffarin, sarkozy, etc., s'en aillent jusque dans les poubelles de l'histoire, mais pour l'heure, ce n'est pas la question qui m'est posée. pour préparer leur départ vers ces poubelles, je sais par ailleurs qu'il ne faut pas que le parti socialiste parte divisé en 2007 - ce que préparent fort bien ceux qui ont décidé de faire campagne pour le NON, malgré la démocratie interne, malgré le choix des 60% des militants socialistes qui veulent que le parti fasse une seule campagne pour le OUI. franchement, c'est lamentable... et ce n'est pas le papa de nina qui me contredira...
Réponse à une militante socialiste.
Il n'est pire sourd et aveugle que celui qui ne veut rien voir ni entendre
Cycloid
Trop gentil, Cycloid.
Pour moi, dans les grands partis :
militantisme = clientélisme = espoir de prébende.
L'espoir d'une récompense donne la "foi du charbonnier" envers les dirigeants.
Epicycloid
Une question qui a circulé sur le net lors de l'affaire de l'appartement de la famille Gaymard :
1 are = 100 m²
1 gaymard = 600 m²
Frédérika
Nina a regardé Chirac hier soir ? Il parlait aux jeunes "N'ayez pas peur !" leur a-t-il dit. on dirait le Pape au JMJ ! Croyez en la vie éternelle ! Croyez au paradis européen ! Après, c'est une question de foi..
Chirac est toujours aussi nul et c'est sur que le Oui ne gagnera pas grâce à lui...
Mais je serais Caroline, je me méfierais des arguments trop faciles. Parce que ta copine Boutin, c'est avec toi qu'elle vote Non.
réponse à épicycloid,
clientélisme d'être militant d'un grand parti? ah bon? il faudra qu'on m'explique un peu plus longuement, parce que ça ne correspond pas à la réalité ni de mon expérience militante, ni de celle des militants que je connais (et j'en connais plutôt pas mal). le militantisme, c'est franchement pas du culte de la personnalité ni du lèche-bottes permanent. si vous en êtes encore à penser de telles inepties, c'est que votre propre foi du charbonnier "tous pareils, tous pourris", conserve, comme je le disais, des dangereux relents poujadistes, une grande aigreur - et une conception fondamentalement anti-démocratique, et anti-action collective. faut-il tous être dans des groupuscules quand on a des idées à défendre? ne peut-on plutôt penser que plus on est nombreux, plus les choses avancent? heureusement que tous ceux qui veulent faire bouger les choses ne sont pas dans des groupuscules du style "je suis d'extrême gauche et je hurle, de manière "pure", pour passer le temps"... à ce compte là, on n'aurait même pas eu la journée de 8 heures...
je persiste à être d'accord avec le papa de nina qui réagissait dans un épisode précédent à un beauf qui l'interpellait sur ce thème...
Adrien... Toi aussi tu fais des amalgames ! Boutin n'est pas ma copine et sache que je me bas dans le bled où je vis contre les affiches "laissez-les vivre" et viens de traquer, pas plus tard que ce matin, une affiche à la gloire du professeur Lejeune... Qui était un ami de qui ? Mais, moi je ne m'amuse pas à faire des raccourcis de la sorte. Le traité à décortiquer me donne suffisamment d'arguments pour ne pas tomber, comme certains dirigeants PS dans des stigmatisations un peu pitoyables quand on se rend compte qu'on a pris le mauvais chemin et qu'on a trahi le peuple de gauche (quand on est devenu socio-démocrate en quelque sorte et qu'on a oublié qu'on était socialiste!)
N'ayant jamais eu la télévision, je n'ai pu assister au numéro de Jacques Chirac.
Mais ce matin, j'ai entendu à la radio belge des appréciations trop polies pour être franchement approbatrices. Ce midi, plusieurs collègues m'ont fait part de leur gaieté, hier soir, devant les attitudes embarrassées de JC devant certaines questions de son jeune public. A en croire mes amis, Chirac a fait étalage de sa foi en l'Europe, de la manière dont on croit aux dogmes du catéchisme.
Cela apparaît faible pour un Président, mais bien explicable : tout le monde n'a pas un long nez comme Blair (sans jeu de mot !) ou GW, ni leur aplomb devant le mensonge (cf. les armes de destruction massive). Chirac a été embarrassé, comme Colin Powell le fut devant les Nations-Unies, en décembre 2002 lorsqu'il devait parler de ces armes inexistantes.
Les qualités réellement sociales du traité sont du même acabit.
Je reçois une multitude d' "e-mails" en provenance d'une association pour le progrès des Nations qui s'intitule :" Oui socialiste.fr".
Cet après-midi, ils m'ont envoyé le caneton suivant :
" Les partisans du non disent que la Constitution est un recul social car elle parle de "droit de travailler" plutôt que de "droit au travail". Mensonge ! La Constitution française utilise l'expression plus ambiguë de "droit à obtenir un emploi", qui indique le droit de prendre un emploi... si on vous le propose. Nos trois millions de chômeurs sont bien placés pour savoir que ceci n'a jamais permis à qui que ce soit de saisir un tribunal pour se faire octroyer un emploi !".
Devant ces maladroits sophismes d'apprenti robin, Coluche eût dit " Ris ! c'est du belge".
Non, c'est du français...peu cartésien.
Nous avons tous l'espoir qu'une Europe éprise d'égalité et de solidarité se formera un jour. Mais cela ne pourra se produire que si une vraie constitution, débarassée de tous les pièges politiques tendus par les conceptions néolibérales de Giscard and Co, un texte concis et lisible par tous les citoyens, soit à la base des accords.
Actuellement, ce n'est pas par incapacité intellectuelle que vos dirigeants ne peuvent qu'opposer des exhortations de missionnaire aux tenants du NON; c'est simplement qu'il n'y a rien à montrer aux Européens d'en bas qui leur soit favorable. D'où le recours aux mensonges ou aux galimatias.
Seule une minorité de nantis campe dans le paradis de l'Europe d'en haut, et, la constitution giscardienne réussissant, cette minorité ne tardera pas à se réduire, après les âpres luttes provoquées par une concurrence effrénée, parce que dérégulée.
Nous tous Européens d'en bas, tout au moins ceux qui sont suffisamment lucides pour se rendre compte qu'ils appartiennent à cette classe servile, avons les yeux fixés sur la France.
Non, la France n'apparaîtra pas comme un mouton noir si elle vote NON; elle aura une fois de plus montré la voie, comme elle le fit au cours de l' An I.
Carol DEBY ( sexe masculin) liègeois de l'Europe d'en bas.
Bravo Carol ! Être le mouton noir, pourra apparaître comme un signe d'espoir aux peuples qui n'ont pas pu s'exprimer par un référendum. Ca me fait plaisir que nos amis belges qu'on ne peut pas taxer d'être anti-européens puisque c'est avec eux que l'Europe est née, viennent nous soutenir.
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