samedi, février 19, 2005

4e épisode

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10 Comments:

Anonymous Daniel said...

Bonne nouvelle, cette quatrième livraison confirme l'appétit de Nina. Auschwitz après le Tsunami, elle est partie pour croquer la terre entière, la petite, et toute l'histoire de l'humanité. Le cadre s'installe (c'est simple, il est sans limites). Les personnages, en sens inverse, s'affinent jusque dans leurs détails les plus infimes. L'univers s'esquisse. Les noirs sont noirs, hardiment. Surtout, cet épisode Le Pen-Woody confirme un talent du découpage, une créativité et un culot qui me paraissent à peu près sans équivalent dans la BD française contemporaine (mais je ne connais certainement pas tout). Jusque dans ses ambiguïtés (comme disait l'autre, sur Internet, personne ne sait que vous êtes un chien. Donc qui est derrière? Est-ce vraiment la fille de JD? La MJC de Sainte-Geneviève des Bois? Un rival trotzkiste haineux de JD?) ce blog est la chose la plus fascinante apparue sur le Net depuis...depuis...les références me manquent. Evidemment il faut prier pour que Nina continue, et soit chaque semaine aussi radicalement imprévisible. Evidemment, on brûle de savoir qui est Nina, mais on prie en même temps pour ne jamais le savoir. A la semaine prochaine!

11:48 AM  
Anonymous Greggory Eess said...

Enfin une publication...j'étais impatient.
Toujours aussi beau pour les dessins, franc clair pour les textes (bien que je ne sois pas persuadé d'avoir par ces deux termes réellementt exprimé mon ressenti!!); non vraiment; c'est vraiment très bien!

Tu es restera dans mes liens !
A bientôt!

5:17 PM  
Anonymous Anonyme said...

Quand je lis les récents propos de Dieudonné depuis l'Algérie (tout un symbole), je me dis que nous devons rester vigilants, car nous sommes à une période charnière où les rescapés de la Shoah se feront de plus en plus rares et ne seront plus la preuve vivante de tant d'horreurs.
Plus jamais ça, c'est vrai ... Et pourtant il y a eu le Rwanda, la Bosnie, pour ne citer que ces deux pays.
Dans l'école de ZEP où je travaille, nous avons parlé de cette période grâce à l'album de Tomi Ungerer, "Otto, autobiographie d'un ours en peluche".Mes élèves, majoritairement musulmans, ont été très sensibles à cette période de l'histoire de la France et du monde et ont perçu nettement l'horreur et l'injustice de l'élimination de tout un peuple, simplement du fait de sa différence.
Peut-être parce que eux aussi sont souvent renvoyés à leur différence.

Sur un ton plus léger : j'aime beaucoup le graphisme de la BD.
Frédérika

10:02 AM  
Anonymous Anne said...

Merci à Nina de réaliser ce que parfois nous rêvons de faire dans nos rêves les moins politiquement corrects.
J'aime beaucoup l'allusion à Art Spiegelman et ses souris (dans la 3e planche). J'aime bien l'idée que les auteurs puissent correspondre entre eux y compris sur le plan graphique.
Il faudrait faire quelque chose sur Dieudo qui vraiment dérape et nuit à ses propres combats anti racistes.

6:52 PM  
Anonymous Anonyme said...

Merveille l'hommage à Spiegelmann!
Oui il faudra évoquer Dieudonné, mais pas l'assassiner. Nina comprend qu'il est comme un chat blessé dans un piège.Il se fait de plus en plus mal en voulant en réchapper et mordrait même ceux qui veulent l'aider.Les voix d'intellectuels noirs qui maintenant s'élèvent autour de ses propos sauront le calmer, l'aider à comprendre son erreur de jugement et tous nous reconnaîtrons la souffrance accumulée sous le silence, que son cri glaçant voulait briser.

3:08 PM  
Anonymous Raphaël said...

Je ne sais pas si il faut trouver autant de circonstances atténuantes à Dieudo, il est quand même totalement anti sémite. Son discours sur les juifs nous empêchent avec leur shoah de voir la misère du monde est vraiment scandaleux. Quand à ses propos sur le CRIF, Le Pen n'aurait pas fait mieux... On ne peut pas faire comme Dieudo de la Shoah une souffrance comme les autres.
Ce matin j'écoutais Europe 1. Un historien rappelait par ailleurs que il y a eu trois traites des noirs et que les premières n'impliquaient pas l'occident et que les pourvoyeurs étaient des potentats africains ce qui fait de grosses différences avec la shoah puisque le racisme n'est pas une cause de la traite.

6:37 PM  
Anonymous Bob said...

Il y a eu trois traites, mais ça on s'en fout un peu. Comment garder des œillères sur le fait. Je suis frappé de voir que l’histoire de la déportation et de l’esclavage des nègres est peu connue. Si elle compte autant c’est juste parce qu’elle est à l’origine de ce qu’on appelle aujourd’hui les Antillais (en sachant que la Réunion est aussi concernée). Mais tout ça est compliqué. Les Antillais ne pleurent pas tous la mémoire effacée de leurs 150 millions d’ancêtres déportés. Beaucoup s’en foutent. Beaucoup, en dehors du milieu afro-antillais banalisent la chose en mettant sur le même plan traite négrière et esclavage moderne, se dédouanent sur les Arabes en expliquant que les Européens ne furent pas les premiers ou les pires. Juste, toute la prospérité économique de pays comme la France, les Pays-Bas, l’Espagne, le Portugal et la Grande Bretagne a reposé sur le trafic et l’exploitation de cette main d’∫uvre humaine entre le XVIe et le XIXe siècle.

D’où venait le chocolat ou le café que buvaient les gens, qu’ils sucraient et arrosaient peut-être de rhum dans leurs beaux vêtements de coton teint à l’indigo ? Certainement d’une quelconque échoppe de commerce équitable style Max Havelaar...

Si le commerce triangulaire n’avait pas grand chose d’un commerce équitable, l’oubli est encore moins équitable. L’Histoire est ce qu’elle est et la géographie aussi. Le malheur est que pour saisir la réalité du colonialisme et de l’esclavage, les Européens, à la différence des Américains devaient traverser un océan. L’abolition de 1848 et l’espérance que l’égalitarisme républicain effacerait d’un trait de plume 300 ans d’opprobre fut une belle utopie. Dieudonné a tort de penser qu'on a besoin de comparer l'esclavage des nègres à la Shoah pour frapper les consciences. Ca n'a rien à voir.

7:31 PM  
Blogger Caroline Leboucq said...

Ca n'a pas rien à voir... Sauf qu'il existe quelques différence... L'esclavage était à l'époque de l'artisanat et la Shoah à celle de l'industrialisation. La négation, l'élimination d'un peuple n'a pas été servi avec les même technologies mais était mues par les mêmes idéologies
Quant à Dieudonné, je ne dirait pas qu'il est anti sémite, mais son problème relève plus de la psychiatrie, actuellement. C'est un paranoïaque. Il ne sert pas la cause des noirs, victimes de la déportation esclavagiste ainsi. Dommage, car il y aurait à dire sur ces familles bordelaises ou nantaises qui ont fait fortune sur la peau des africains et qui aujourd'hui, engraissés par quelques vignobles ont la tête haute. L'histoire est plus ancienne, certes, mais en a-t-on un jour parlé ?
Et puis, dans le cas, de nos jours, de la discrimination à l'embauche, il est plus difficile d'être noir que juif.
Pour en revenir à Dieudonné, je n'approuve pas le fait qu'on mette un génocide contre un autre génocide, une ségrégation contre une autre. Ce n'est pas comme ça qu'on fait avancer les choses, si elle doivent avancer un jour dans notre pays...

7:46 PM  
Anonymous Anonyme said...

On inaugure à Berchtesgaden en Bavière un complexe hôtelier luxueux à l'endroit même où séjournait Hitler ... Ca me fait froid dans le dos !
Cecilia

9:33 PM  
Anonymous Anonyme said...

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1:05 AM  

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